Les Médecins généralistes conseillent la E-cig

Les Médecins généralistes conseillent la E-cig

Les Médecins généralistes conseillent la E-cig

Source : http://www.letelegramme.fr

Quelque 350 médecins étaient réunis, ce vendredi, au Quartz, à Brest, dans le cadre des 18es Journées du médecin généraliste. Parmi les thématiques abordées, la vapote, avec, enfin, une prise de position claire et tranchée de la part de la profession.

À quoi servent ces deux journées ?
L’idée est de réunir les médecins généralistes et des spécialistes, afin de donner à tous une information précise sur les dernières découvertes et nouveautés. On le fait au travers des conférences, mais aussi des petits ateliers très concrets qui aident à reprendre les fondamentaux. Par exemple, ce matin, nous avons proposé des ateliers sur la gestion des urgences, comment lire un électrocardiogramme, etc.

Parmi les thématiques abordées, figure l’e-cigarette. Un généraliste peut-il, aujourd’hui, la prescrire ?
Oui ! Notre expert, le professeur Dominique Dewitte, s’est clairement mouillé sur cette question lors de sa conférence. Peut-être découvrira-t-on quelque chose dans 20 ans mais, aujourd’hui, il paraît difficile de ne pas la conseiller pour arrêter la cigarette tellement les risques potentiels liés à la vapote apparaissent moindres par rapport à ceux de la cigarette.

Les Médecins généralistes conseillent la E-cig

Vous abordiez également la résistance aux antibiotiques. Y a-t-il réellement un danger, en France, sur ce sujet ?
Aujourd’hui, dans certains pays comme l’Inde ou même l’Est des États-Unis, il existe un taux important de germes qui résistent à tout ce que l’on peut prescrire, car on a abusé des antibiotiques. Il y a un vrai risque, car on se retrouve démuni si, lors d’une opération, par exemple, apparaît un germe que l’on ne peut pas traiter. Il faut que les gens en aient conscience. Les campagnes menées dans le passé ont eu un petit effet mais on peut ? on doit ? faire mieux encore. Le problème, c’est qu’il est plus facile, pour un médecin, de céder à la pression de son patient, plutôt que de lui expliquer et de lui faire comprendre pourquoi il n’a pas besoin d’antibiotique immédiatement.

Vous évoquez également la médecine prédictive basée sur la génétique. Qu’en est-il aujourd’hui en France ?
On a décrypté le génome humain, il y a dix ans, et cela a coûté des milliards. Aujourd’hui, pour 1.000 €, on peut envoyer un tube aux États-Unis pour obtenir son génome complet. Mais reste à le décrypter. Aux États-Unis, on voit déjà une tendance qui consiste à aller chercher les gènes qui pourraient annoncer un cancer du sein. On sait qu’on va vers ça. Moi, je ne conseillerai pas à un patient de faire son génome complet ou de faire un IRM du corps entier, chaque année. Car on trouvera toujours quelque chose et ce sera, au final, plus traumatisant qu’autre chose. Sans compter les effets secondaires possibles des traitements prescrits.