Blessée par sa cigarette électronique, le combat judiciaire de Mary-Claude Vignaud continue

Le 26 octobre 2015, mis à jour le 12 décembre 2018

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Il y a un an, une Haut-Viennoise était blessée par l’explosion de sa cigarette électronique. Une première en France que nous révélions alors. Aujourd’hui, Maître Emmanuelle Pouyadoux, son avocate, se bat pour que sa cliente soit indemnisée.

Son corps en porte encore les stigmates. Une cicatrice traverse sur plusieurs centimètres sa cuisse gauche et son ventre. Mary-Claude Vignaud, 65 ans, une habitante de la Haute-Vienne, a été la première personne en France victime d’une explosion de cigarette électronique. La vapoteuse se trouvait dans la poche de son pantalon quand elle lui a brûlé les chairs aux 3e et 2edegrés sur 13 centimètres. On était en septembre 2014 et notre journal révélait l’affaire.

« Tous les médias sont venus me voir, même sur mon lieu de vacances, se souvient Mary-Claude Vignaud. C’était de la folie. » L’histoire tourne en boucle médiatiquement mais prend juridiquement une tournure bien différente. Au pénal, la victime perd son combat : le 20 avril 2015, le Parquet de Limoges classe l’affaire sans suite, l’infraction étant « insuffisamment caractérisée ». Le distributeur est mis hors de cause.

Pour Maître Emmanuelle Pouyadoux, son avocate inscrite au barreau de Limoges, l’histoire n’est pas pour autant terminée.

« Des démangeaisons terribles »« Ce qui est choquant, c’est qu’à la suite du dépôt de plainte, j’ai régulièrement écrit au Parquet. On m’a dit que l’enquête suivait son cours, que tout le monde travaillait sur l’affaire. Or en réalité, les enquêteurs ont simplement interrogé la vendeuse de la boutique de Limoges qui, forcément, a expliqué qu’elle ne savait rien de cette histoire. J’ai donc demandé la restitution des scellés et j’ai assigné au civil le vendeur, responsable de la sécurité de ses clients. »

Une expertise médicale a été ordonnée, le 23 septembre dernier, par le président du tribunal de grande instance de Limoges. « Ma cliente attend d’être convoquée », continue son avocate qui espère ainsi lui décrocher des dommages et intérêts.

Mary-Claude Vignaud, elle, va plutôt bien. « C’est gentil de prendre de mes nouvelles, s’amuse-t-elle. J’espère que mon préjudice sera reconnu. Mon seul souci, c’est ma cicatrice. C’est bleu-noir, j’ai des démangeaisons terribles, certainement à cause du lithium. »

Elle qui a réussi à arrêter de fumer grâce à la cigarette électronique avoue ne pas avoir arrêté la vapoteuse depuis cet accident. « Mais je prends une autre marque. »

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Thomas BONNARD

Vapoteur confirmé depuis décembre 2012, je vous partage ma passion et mes connaissances techniques dans le domaine de la cigarette électronique.