La cigarette “sans fumée” arrive

Le 27 juillet 2015 , mis à jour le 12 décembre 2018 — 3 minutes de lecture

vaporisateur philip Morris

Source : http://www.lematin.ch

Au début août, les premiers vaporisateurs de tabac de Philip Morris – du nom de iQOS – seront commercialisés dans certaines villes suisses, dont Genève, Lausanne et Neuchâtel. Dans une première phase, on en trouvera auprès des kiosques Valora (Naville). Mis au point en grande partie dans le Cube du cigarettier à Neuchâtel, l’iQOS a déjà été testé et commercialisé à Nagoya au Japon et à Milan en Italie.

Bien qu’elle ressemble à une cigarette électronique, notamment dotée d’une batterie, elle s’en distingue par le fait qu’elle contient du tabac qui est chauffé et non brûlé. Un «stick» de tabac (Marlboro pour commencer) est introduit dans un étui qui le chauffe à environ 350?degrés, contre 800?degrés pour une cigarette ordinaire. Ce procédé dégage un nuage «vaporisé» avec de la nicotine que le fumeur peut aspirer.

«Il reste du tabac»

Selon Philip Morris, la nocivité de la fumée du tabac est ainsi réduite de 90%. Ce système élimine en tout cas les substances nocives générées par la combustion (monoxyde de carbone et goudrons en premier lieu). Le fabricant insiste bien sur le fait que son nouveau produit est destiné «aux fumeurs qui cherchent une alternative à la cigarette traditionnelle», donc un gain pour leur santé de fumeur invétéré. Mais cela peine à convaincre Grégoire Vittoz, porte-parole de la Ligue pulmonaire suisse, qui accueille les iQOS avec passablement de méfiance: «Cela nous semble une opération de marketing. Il reste du tabac, ce n’est pas comme avec la cigarette électronique, où il n’y a plus que de la vapeur. Nous n’avons aucun recul. Les cigarettiers nous ont appris à ne pas leur faire confiance.» Pour l’instant, les seules études sur ce produit émanent de Philip Morris. «Il en faudrait des indépendantes, ajoute Grégoire Vittoz, qui montrent qu’il s’agit d’une véritable alternative pour les fumeurs et non pas d’un produit destiné à remplir les cours d’école.»

Nicole Bulliard, porte-parole de la Ligue suisse contre le cancer, admet qu’elle ne connaît pas les substances nocives qu’il peut rester dans les vaporisateurs de tabac: «Mais d’une manière générale, le tabac reste un facteur important de cancer en Suisse. 9000?personnes en sont touchées par année. Nous continuerons d’encourager les personnes à renoncer au tabac qu’il soit consommé d’une manière ou d’une autre.»

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