nicotine ne rend pas dependant

Source : http://www.ciga.fr

C’est un petit bouleversement dans le monde scientifique travaillant sur le tabac et les dispositifs de sevrage : plusieurs études prouveraient que ce n’est pas la nicotine qui rend dépendant, mais bien des dizaines d’autres produits, les fameux additifs dont on parlait déjà dans les années 70/80, conçus pour booster la dépendance.

The Truth about vaping : un mini-docu à voir absolument

C’est en naviguant que nous sommes tombés sur ce mini-documentaire web d’un peu plus de 4 minutes.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=YmPL0ldKoz4[/youtube]

 

Il a été produit et réalisé pour répondre à la vaste campagne de désinformation et de législation dure lancée il y a quelques mois en Californie pour contrer la vape et son impact sur les ventes de tabac.

L’un des arguments avancé par le mini documentaire de près de 4 minutes 30 pour interroger l’addictivité de la nicotine est que si la nicotine était tellement dangereuse, on ne proposerait pas des « thérapies de remplacement » – bref, des dispositifs de sevrage – contenant de la nicotine, un peu partout. Car aux Etats-Unis, ces patches, gommes, et autres peuvent être achetés dans n’importe quel drugstore (et en France dans n’importe quelle pharmacie, sans ordonnance) !

Le documentaire de citer alors la Harvard School of public health qui a publié une étude démontrant que les dispositifs actuels de sevrage à base de nicotine “pourraient ne pas être efficaces » pour l’arrêt du tabac.

Dès lors, la question peut raisonnablement se poser : si c’est la nicotine, et exclusivement la nicotine, qui rend dépendant, pourquoi les dispositifs de sevrage ne suffisent pas ?

Deux études démontrant la faible addictivité de la nicotine

Tout simplement parce qu’en réalité, comme le prouvent deux études – une française et une de l’Université Irvine de Californie – il est très difficile de rendre des souris dépendantes à la nicotine en leur administrant simplement de la nicotine. En revanche, l’addiction est forte et rapide quand la nicotine est administrée avec un certain nombre d’autres molécules… présentes dans le tabac des cigarettes !

Notamment, la fumée de cigarette de tabac contient, ce que peu de gens savent, des inhibiteurs de monoamine oxydase, qui sont une classe d’antidépresseurs. Ces antidépresseurs, inhalés par le fumeur, provoquent une libération de sérotonine dans le cerveau, créant une sensation de bien-être, une stimulation de l’ensemble de l’organisme, une amélioration de l’humeur, etc.

Note en forme de parenthèse : c’est pour cela notamment que l’on conseille aux personnes qui arrêtent de fumer de faire du sport, en particulier de la course à pied. En effet, le sport, et la course à pied, favorisent la production de sérotonine, compensant ainsi les effets néfastes de l’arrêt du tabac (prise de poids, mauvaise humeur, insomnie, etc.).

Ce que disent ces études est complètement repris à son compte par la Commission Européenne qui précise dans un document concernant les additifs dans le tabac que « les additifs seraient susceptibles d’augmenter l’addictivité ».

Enfin, d’après Bertrand Dautzenberg, on ne sait pas encore si la cigarette électronique peut rendre dépendant à la nicotine mais il y aurait de fortes chances pour que ce ne soit pas le cas. Ce qui confirmerait toutes ces études.

Voilà une information qui change radicalement notre conception à la fois du tabac et de l’e-cigarette et qui renforce la position de la cigarette électronique comme un dispositif de sevrage plus efficace que les gommes et autres patches !

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