puritane

Ce matin, la Fivape (Fédération interprofessionnelle de la Vape) a émis un communiqué – « l’industrie du tabac n’est pas la bienvenue » – attaquant de façon polémique le lancement par Seita (groupe Imperial Tobacco qui dispose d’une filiale spécialisée dans l’e-cig : Fontem Ventures) d’une cigarette électronique qui va être lancée, les jours prochains, chez les buralistes (voir Lmdt du 27 janvier). 

La Fivape appelle même à manifester, ce jour à Paris, devant le lieu de la conférence de presse de Fontem Ventures (voir Lmdt du 3 février). Entre nous, la Fivape s’inscrit parfaitement dans « le plan de com » … Ci-dessous, l’intégralité du communiqué de la Fivape :

“Une filiale d’Imperial Tobacco (ex-SEITA), Fontem Ventures, annonce aujourd’hui la commercialisation d’une cigarette électronique en France. Vendue dans le seul réseau des bureaux de tabac, cette e-cigarette made in big tobacco traduit l’opportunisme et les contradictions de l’industrie du tabac et leurs affidés buralistes. Imperial Tobacco et Fontem Ventures ne cherchent qu’à s’offrir une seconde virginité à bon compte, tout en continuant de vendre du tabac, responsable de 73 000 décès prématurés chaque année dans notre pays. Un comble !

La Fivape dénonce cette tentative d’enfumage dangereuse pour les vapoteurs et appelle l’ensemble des passionnés et professionnels de la vape, tous les militants, reviewers, blogueurs, les rescapés et victimes du tabac, à se manifester à la conférence de presse de Fontem Ventures, qui se tient aujourd’hui à 13h à l’adresse suivante : Hôtel Intercontinental – 2, rue Scribe 75009 Paris”.

Au détriment de l’innovation et de la pluralité des choix de matériels et de e-liquides, un cigarettier tentera désormais de vendre des cigarettes électroniques en France. Plus que jamais, l’apparition de Fontem Ventures pose plusieurs questions de fond qui interpellent consommateurs et pouvoirs publics : peut-on sincèrement produire et commercialiser à la fois du tabac et des produits de la vape, le problème et la solution ? Comment prétendre incarner légitimement la « révolution du vapotage », après avoir méprisé et tenté d’entraver par tous les moyens la cigarette électronique durant de longues années ?

Pour la Fivape, il ne fait aucun doute que le lancement de Fontem Ventures poursuit un double objectif : utiliser le potentiel de la vape à des fins purement mercantiles et abuser de l’image positive des produits de la vape, afin de vendre toujours plus de cigarettes de tabac. Si Imperial Tobacco, par l’entremise d’un sondage Harris Interactive, s’intéresse désormais tant à la santé des vapoteurs français, on ne peut que lui conseiller de commencer par cesser de vendre du tabac, première cause de décès évitable en Europe.

Depuis de longs mois, la Fivape et ses membres ne cessent d’œuvrer en faveur d’une séparation définitive entre vape et industrie du tabac. A la Fivape, nos plus de 200 adhérents font vivre quotidiennement l’idée du made in France, s’engagent auprès des professionnels de santé, des universités et des centres de recherche français. Chaque année, nos adhérents signent une déclaration d’indépendance à l’égard des multinationales du tabac.

100% indépendante, forte de 10 000 emplois, la filière française de la cigarette électronique propose pour la dernière fois ce matin l’exclusivité des produits de la vape en France. La Fivape ne souhaite pas la bienvenue à Imperial Tobacco dans la révolution du vapotage”.

Source : http://www.lemondedutabac.com/la-fivape-attaque-la-nouvelle-cigarette-electronique-de-seita/

Comment avez-vous trouvé cet article ?

Cliquez sur une étoile pour la noter !

Note moyenne 0 / 5. Nombre de votes : 0

Aucun vote jusqu'à présent! Soyez le premier à noter ce post.